Dans sa nouvelle monographie n°118 (à paraître), le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC – IARC) revoit son classement des fumées de soudage et des rayonnements UV issus des opérations de soudage. Ces agents passent désormais en catégorie 1, celle des cancérogènes avérés pour l’Homme.
Jusqu’ici, les fumées de soudage figuraient dans la liste des cancérogènes possibles (catégorie 2B) depuis 1989.
Pourquoi ce reclassement ?
Tous les procédés de soudage émettent en effet des fumées qui peuvent être inhalées par les soudeurs et les personnes qui travaillent à proximité. Ces fumées sont constituées de gaz et de poussières susceptibles d'atteindre la région alvéolaire de l'appareil respiratoire. Les études récentes montrent une augmentation des risques de cancer du poumon chez les soudeurs mais également chez les autres travailleurs exposés aux fumées de soudage. Les informations accumulées permettent d’établir un lien de causalité clair entre l’exposition aux fumées de soudage et la survenue du cancer du poumon.
Autres risques identifiés
- Cancer du rein : L’exposition pourrait également être impliquée, mais les données restent insuffisantes pour confirmer ce lien.
- Rayonnements UV et mélanome oculaire : Les travaux du CIRC montrent que le soudage à l’arc augmente de 2 à 10 fois le risque de développer un mélanome oculaire, une tumeur rare de l’œil. Cette conclusion repose sur 8 études cas-témoins et 2 études de cohortes.
Une nécessité : renforcer la protection des travailleurs
Ces informations mettent plus que jamais en lumière la nécessité de mettre en œuvre des mesures de protection collective et individuelle lors des activités de soudage afin de protéger la santé des soudeurs et des personnes qui travaillent à proximité.
Pour en savoir plus
Consultez les recommandations de l’INRS et les publications du CIRC.




